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Qui sont les micro-influenceurs ou micro-influenceuses ?

En matière de marketing d'influence, qui sont les micro-influenceurs ou les micro-influenceuses et comment se différencient-ils des macro-influenceurs ?

Le monde du marketing d’influence ne cesse d’évoluer et de se segmenter, pour répondre à l’ensemble des marques et des entreprises désireuses de recourir à leur service et notamment ceux des micro-influenceurs.

Les influenceurs et les influenceuses ont encore de beaux jours devant eux et parmi eux se trouvent une catégorie à mi chemin entre le macro-influenceur et le nano-influenceur. Si c’est une question de taille de communauté pour beaucoup, il faut tout de même creuser pour s’apercevoir que ce n’est pas seulement ça !

Le micro-influenceur est l’influenceur le plus rencontré sur les réseaux sociaux ou encore chez les blogueurs-influenceurs.


Update février 2020

 

Qu’est-ce qu’un micro-influenceur ou une micro-influenceuse ?

Le terme micro-influenceur ou micro-influenceuse désigne généralement l’influenceur étant en charge d’une communauté comprise entre 10.000 et 50.000 internautes, voir plus selon les sujets abordés. On pourrait par exemple parler de 100.000 internautes sur des sujets comme le lifestyle, la mode ou encore la beauté car les influenceuses au sens large y sont très nombreuses.

Néanmoins cette frontière qui s’appuie sur des chiffres est à considérer moyennement car la micro-influence est plus lié à une forme d’engagement obtenu par les influenceurs. Cependant il est évident que plus une communauté s’agrandit plus il est difficile de lui accorder du temps.

On peut noter que certains domaines ne rassembleront jamais des dizaines de milliers d’internautes, d’où les termes nano-influenceurs sur des sujets très pointus et spécifiques. Ceci étant ça reste encore une question de chiffres à laquelle il me semble difficile d’attribuer un niveau d’influence.

Qu'est-ce qu'un micro-influenceur ou une micro-influenceuse ?

Ce n’est pas tout car ces internautes doivent également en retour avoir une confiance dans le micro-influenceur et être dans le même temps un bon relais.

Par relais on sous-entend la capacité des internautes à partager les contenus diffusés par les micro-influenceurs en l’occurrence. Partages qui interviennent lors des opérations ou des campagnes de marque, diffusées par les micro-influenceurs.

On peut tout autant souligner leur capacité à être relayer en dehors de toute opération, lorsqu’ils partagent du contenu à titre personnel. Notons à ce titre qu’un influenceur ne partage pas continuellement des contenus sponsorisés de marques ou d’entreprises.

C’est plutôt au milieu des contenus qu’ils partagent que des opérations sponsorisées se glisseront, sinon il perdrait toute crédibilité vis-à-vis de sa communauté. Il est donc important pour un micro-influenceur d’avoir sa propre vision d’un univers et sa propre expertise. En matière d’influence on retiendra la capacité à être relayé et les éléments quantifiables en matière analytics, d’engagement etc… qui s’en dégageront.

 

Chez le micro-influenceur, est-ce encore la taille qui compte ?

On a envie de dire hélas car une grande majorité de marques et d’entreprises visent la quantité plus que la qualité et à ce jeu-là on ne finira jamais de débattre. On évoque aussi de plus en plus le phénomène d’engagement, mais là encore on découvre un univers où la triche et la course aux chiffres explose.

C’est un univers où l’agence de marketing d’influence à un rôle à jouer, en mettant à disposition des marques des outils et un travail en étroite relation avec les micro-influenceurs.

 

  • L’engagement

L’engagement ne reste pourtant qu’un taux si l’on parle de chiffres, mais réellement un facteur déterminant si on parle d’humains et de la capacité à fédérer. Il s’agit de créer du lien mais aussi et surtout à parvenir au buzz ou à une vraie viralité en matière de partage de contenu.

Le but étant de toucher un maximum de personnes par l’effet viral… et pour se faire il n’est pas toujours nécessaire d’être influenceur à la tête d’une communauté de dizaines de milliers de fans ! Une simple « bonne » idée peut parfois suffire à créer cet effet viral.

Chez le micro-influenceur, est-ce encore la taille qui compte ?

 

  • L’humain

Les éléments à considérer sont à mon sens plus humain que des analytics… car tout ne se calcule pas par des chiffres ou des interactions instantanées. Faire confiance à un influenceur ne se traduit pas forcément par une interaction par exemple. Elle se gagne et demeure acquise sans qu’un internaute la traduise chaque jour sur les réseaux sociaux.

Parmi les éléments qui peuvent faire la différence, on peut souligner la personnalité de l’influenceur, son empathie, s’il est facilement abordable etc…

Certains traits de caractère peuvent ainsi faire l’objet d’échanges entre internautes, ce qui contribue à donner une image positive à l’influenceur. On peut ainsi être empathique, instaurer de la confiance et avoir une petite communauté, mais l’inverse peut aussi être vrai en ayant un influenceur à la tête d’une grande communauté.

Si la taille compte encore beaucoup pour les marques et les entreprises, elles devront à terme se rendre à l’évidence. Un micro-influenceur qui a une véritable côte auprès de sa petite communauté reste à suivre de près.

Prochainement nous parlerons d’un sujet peu abordé ; la personnalité de l’influenceur et son empathie, car ce n’est pas uniquement une question de taille de communauté comme nous venons de le voir. La taille d’une communauté doit être la conséquence d’un travail bien fait, d’une confiance qu’on attribuera au micro-influenceur et d’un ensemble de critères qui lui donnera du crédit.

Si on retient facilement la taille de la communauté, pensez aussi à la personnalité de l’influenceur et à ce qu’il peut vous apporter d’un point de vue humain.

 

Le marketing d’influence ne rentre-t-il pas dans la publicité au final ?

Cette question revient souvent mais c’est comme dire : Est-ce que le marketing d’influence n’a pas pour seul objectif de vendre ? Vendre reste dans tous les cas un objectif sous-entendu, auquel se rattache un ou plusieurs objectifs liés à l’image, la notoriété ou au capital sympathie d’une marque.

A ce titre le marketing participatif demeure une forme de publicité à laquelle on tend le plus possible vers une dimension humaine, où l’influenceur devient un vrai prescripteur. Donc oui c’est de la publicité si on rayonne large car il s’agit de promouvoir des produits et des services dans la majeure partie des cas. Il est donc aussi nécessaire de savoir mettre en scène ce que l’on met en avant.

Si les influenceurs ou les influenceuses contribuent énormément à offrir de la notoriété à un produit, ils peuvent dans certains cas s’effacés au dépend du produit pour lui donner du crédit.

 

Vous êtes une marque : comment travailler avec des micro-influenceurs ?

En gros 2 méthodes : la méthode push (qui globalement est la mauvaise méthode car trop chronophage et pas industrielle) et la méthode pull (la bonne : ce sont les micro-influenceurs qui viennent à vous).

comment travailler avec des micro-influenceurs ?

La méthode « push » consiste à trouver les micro-influenceurs 1 à 1 en vous baladant sur les réseaux ou en utilisant un outil de recherche d’influenceurs. Si cette méthode est la plus naturelle, elle a de nombreux inconvénients : 

    • Vous passez du temps à les chercher.
    • Vous n’êtes pas certain de la qualité des influenceurs et notamment s’ils ont acheté des followers ou fait des opérations pour augmenter artificiellement leur engagement (type comment pods, …) (référez-vous à l’étude Influence4You HypeAuditor à ce sujet)
    • Vous passez du temps à gérer les micro-influenceurs (discussion sur le brief, récupération des adresses pour envoyer des produits, …)
    • Vous devez faire un reporting manuel

Bref, beaucoup de temps par micro-influenceur pour un impact individuel faible. 

Aussi, on vous recommande clairement la méthode « pull » qui a tous les avantages. Le principe : vous déposez une campagne sur une plateforme de type Influence4You, Octoly, … et vous attendez que les influenceurs intéressés par votre produit / service (et qui acceptent votre brief) postulent. Vous choisissez les meilleurs en toute connaissance de cause (avec les stats sur les fake followers par exemple).

La plateforme vous simplifie la gestion de la campagne (relance, envois de produits….) et vous sort le reporting d’un clic. Bref, pas de campagne de micro influence sans un outil. D’ailleurs voici ici une démo de l’outil Influence4You qui est l’une des plateformes les plus simples et complètes pour vos campagnes de micro-influence :

En savoir plus sur les campagnes de micro-influence.

 

Quel est l’avenir des micro-influenceurs ?

Si le micro-influenceur est avant tout un entrepreneur, il devrait savoir se diversifier ou aller creuser davantage sur des leviers où sa personnalité peut faire la différence. Chercher à accroître sa communauté doit être la résultante de ce qu’il est et de ce qu’il fait ! C’est en réalité un élément secondaire.

Quel est l'avenir des micro-influenceurs ?

On ne cherche pas à devenir influenceur, on le devient par la force de son travail et de ce que l’on représente aux yeux des internautes.

Vous n’êtes influenceur que grâce à votre communauté et à ceux qui vous attribuent cette influence.

Un influenceur a donc des valeurs à défendre et elles diffèrent grandement d’une personne à une autre.

Dans l’avenir on aura certainement des nouveaux outils, des nouveaux canaux où les micro-influenceurs pourront s’exprimer et bien entendu un public sans doute plus difficile à gagner à cause. Un faux pas peut coûter cher si on ne considère pas sa communauté avant ses propres intérêts.

Si le micro-influenceur à une activité professionnelle comme de nombreuses personnes, il devra être très prudent sur ses partenariats. Il ne s’agit pas d’accepter à tout va ce qui est rémunérateur et d’aller ensuite contre ses propres principes.

Si un influenceur dit rarement du mal d’un produit ou d’un service, c’est qu’il doit être en mesure de savoir refuser un partenariat. Par ailleurs il reste libre de le faire sans être sous contrat ou de dire clairement ce qu’il pense si la marque sait se remettre en question (chose rare dans le cadre d’un partenariat sponsorisé).

N’oublions pas q’un influenceur peut aussi rédiger en son nom et faire sa propre revue de produits sans être sous un quelconque contrat lié à une marque.

 

Quelle confiance doit-on accorder aux micro-influenceurs ?

La confiance est difficile à accorder du fait que l’influence va parfois choisir ses partenariats en fonction du bien qu’il peut dire d’un produit. Au final on verra, comme dit plus haut, rarement un influenceur dénigrer un produit ou le remettre en question au sein d’un post sponsorisé.

Quand on adhère pas à un produit ou que celui-ci ne répond aux attentes des consommateurs, il est préférable de décliner l’offre aussi alléchante puisse-t-elle être ? De ce fait l’influenceur doit rester crédible vis-à-vis de sa communauté.

Quelle confiance doit-on accorder aux micro-influenceurs ?

Ainsi la confiance à accorder à un influenceur doit être basée sur la véracité des propos tenus quand ceux-ci sont vérifiables. Dans tous les cas il n’est pas dans l’intérêt d’un influenceur de se tirer une balle dans le pied pour quelques centaines d’euros.

On peut donc en toute logique faire confiance aux influenceurs au sens large et selon les marques pour lesquelles ils travaillent. La confiance ne doit pas être aveugle non plus, mais plutôt éprouvée avant de l’accorder réellement.

 

Peut-on encore devenir micro-influenceur à l’aube de 2020 ?

A l’aube de 2020 il est bien entendu envisageable de voir de nouveaux influenceurs émergés et avec pour certains de nouveaux leviers et de nouvelles créations dans les contenus proposés.

Aujourd’hui nous pouvons difficilement mettre en avant l’originalité d’un influenceur en dehors du budget alloué à une campagne. Le budget est débloqué par la marque et l’influenceur devient simplement un acteur pour elle. L’originalité étant le fruit d’une stratégie élaborée par une agence de marketing d’influence dans la plupart des cas.

Si l’influenceur est force de proposition et libre dans ses contenus, il peut alors faire preuve d’originalité et ainsi faire la différence. C’est un principe plus vrai chez les micro-influenceurs justement car chez les macro-influenceurs, les marques travaillent plutôt sur des directives imposées.

Le marketing d’influence connaîtra certainement un de ces jours une voie de garage où il sera question d’aller encore plus loin… mais où ? quand ? comment ? cela reste à découvrir.

 

En conclusion

La micro-influence s’installe peu à peu partout et plusieurs marques jouent la carte de l’influence où l’engagement parait parfois plus intéressant. Les micro-influenceurs sont ainsi plus proche de leur communauté, ils interagissent plus facilement et s’effacent également devant les produits qu’ils mettent en avant.

A l’opposé certains macro-influenceurs ont une telle aura, que les internautes achèteront le produit parce que c’est lui ! Il y a alors une forme de starification chez les influenceurs qui peut se dégager. C’est une frontière entre influenceur et star (du web) qui place l’influenceur à la limite de l’égérie.

En clair les micro-influenceurs et les micro-influenceuses ont encore de beaux jours devant eux tant qu’ils joueront la carte de la transparence et qu’ils conserveront un lien étroit avec les membres de leur communauté.

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