Community Manager

Comment le community manager freelance peut-il se diversifier ?

Etre community manager freelance peut être un choix difficile à assumer si on ne se diversifie pas ! Voyons quels sont les leviers qui permettent au community manager indépendant d'évoluer et d'élargir ses compétences :

 

De très nombreux community managers se positionnent encore aujourd’hui comme CM freelances. Dans les débuts il était question d’un réel manque de maturité des entreprises et notamment de leurs responsables. Le métier étant méconnu, le community manager à l’issue d’une formation ne parvenait pas, ou vraiment très difficilement, à trouver de travail.

C’est alors qu’une grosse vague de community managers dont je faisais partie, ont pris la décision de devenir CM indépendant. C’est à partir de là qu’il était question d’étudier les évolutions possibles du community manager freelance, mais surtout vers quels types de missions se tourner, pour valoriser son rôle et s’assurer un revenu récurrent.

 

Les débuts des community managers freelances

Beaucoup de personnes ont décidé de suivre une formation community manager, suite à une perte d’emploi, suite à un souhait de reconversion, ou de pivot en terme d’activité professionnelle. De plus, le métier de CM étant nouveau et les métiers du web en pleine explosion, il était opportun d’orienter certaines personnes vers le community management.

Les débuts des community managers freelances

Ce n’était d’ailleurs pas toujours le reflet d’une appétence pour le web, et/ou des réseaux sociaux pour les apprenants. Parce que ça semblait peu difficile sur le papier, beaucoup entamaient ces cursus par curiosité et parce que c’était tendance chez les jeunes. On retrouvait aussi de nombreux profils marketing qui étaient sans emploi, venant ajouter une corde supplémentaire à leur arc. Ils espéraient ainsi trouver du travail à la fin de leur cursus.

La réalité du marché du travail 

La reconversion professionnelle faisant majoritairement suite à une période de chômage, une bonne partie des futurs community managers devenaient freelances.

  • Premièrement parce que la réalité du marché du travail n’était pas en phase avec le métier de CM. Du fait d’une méconnaissance totale du rôle, les entreprises n’embauchaient pas et les CM souhaitaient exercer en indépendant malgré tout.
  • Deuxièmement parce que le chômage offrant la possibilité d’être indemnisé pendant 2 ans, avant déduction de la période de formation, cela permettait de se lancer en étant couvert sur plusieurs mois. A l’issue le CM freelance devait bien évidement avoir une activité rentable, pour subvenir à ses besoins.

Le marché du travail était donc naturellement pauvre en offres de CDI pour le métier de community manager, mais riche en offres de stage néanmoins. Les entreprises étaient en phase de test et malheureusement, les premiers retours n’étaient pas toujours un reflet positif du métier. Les réseaux sociaux étaient trop considérés comme des terrains de jeux, plus que des espaces professionnels pour communiquer et assurer un travail sur l’image et la notoriété des entreprises.

La réalité du marché du travail 

Note : Les entreprises en B2B l’avaient d’ailleurs très vite compris ! Elles s’étaient orientées bien plus rapidement vers des profils séniors faisant état d’une maturité digitale, et d’une expérience avérée sur leur univers.

Et aujourd’hui à l’aube de 2022 ?

Il semble qu’aujourd’hui encore, le désir d’entreprendre et d’être indépendant touche toujours de nombreux community managers. Pour des raisons qui sont sans doutes différentes, car les entreprises commencent tout de même à mieux comprendre le rôle du CM. Elles sont également plus matures sur les enjeux d’être visible sur Internet et présent sur les réseaux sociaux.

Voyons ainsi comment un community manager freelance peut diversifier son activité, afin d’éviter de se cantonner uniquement à l’animation de communauté. Rappelons que le métier est très chronophage, et qu’il est parfois difficile de gérer ses journées de travail dans les débuts. Mais le but reste le même que pour les premiers CM ! trouver rapidement un récurrent, pour éviter le stress de la recherche de missions.

Ce qui change à l’aube de 2022, c’est un métier qui est très représenté et que la concurrence se densifie à tous les niveaux. Saturation du nombre de CM, la baisse de portée sur les réseaux sociaux, budget parfois inexistant, surcroit d’informations partagées…. Les freins en community management existent et il faut les connaitre pour mieux appréhender l’univers.

Le positif ! c’est que de nouveaux canaux ont fait leur apparition et que les besoins évoluent vers des rôles cadrés avec des compétences spécifiques, comme le montage vidéo par exemple. La crise sanitaire à permi quant à elle pour de nombreuses TPE, de connaitre le métier de CM et de se tourner vers lui pour entamer une présence une ligne.

 

 

Les principales orientations du community manager freelance

Un community manager freelance n’a pas pour seul mission d’animer des communautés sur les réseaux sociaux. Il peut exercer de nombreux rôles, et c’est à ce titre qu’il est préférable de se positionner sur une ou plusieurs spécialités. Les besoins des entreprises sont très variables et il faut être capable de parfois répondre à plusieurs d’entres eux.

Le community manager et la recherche de performance

Notons que la gestion et l’animation de communauté est sans doute l’activité la plus chronophage, mais aussi et malheureusement la moins rentable pour les community managers freelances. Voyons pour quelles raisons, afin de ne pas tomber dans le piège d’une sous-facturation de ses prestations.

1. L’animation de communauté 

Commençons par la mission principale du community manager ; l’animation de communauté. Elle demande de nombreuses compétences pour faire émerger l’entreprise pour laquelle on travaille. La visibilité sur Internet sera sans doute le premier objectif à atteindre dans de nombreux cas, mais ce n’est pas simple aujourd’hui de le remplir. Le community management devient difficile du fait d’une infobésité grandissante, avec des budgets  restreints alloués aux actions, alors que la portée sur certains réseaux sociaux diminuent drastiquement.

L’animation de communauté peut vite devenir très chronophage, surtout quand il s’agit de faire preuve de créativité et de devoir prendre du temps pour produire du contenu original et attrayant. Il y a cependant un gros piège à éviter pour le community manager indépendant, quand il se positionne sur ce levier de base.

L’animation de communauté 

Le piège à éviter quand on se positionne sur l’animation de communauté

Le piège est simple à comprendre mais difficile à contrer ! Quand vous négociez un tarif avec un client, vous partez souvent sur un nombre de posts et un temps passé à gérer sa communauté. Hors si vous êtes un bon community manager (on le présume) vous verrez la communauté de votre client s’accroitre, vous gagnerez plus de likes, de commentaires et divers interactions. Ce qui signifie plus de modération et de temps à passer avec les fans pour interagir !

De plus vous avez une conscience professionnelle qui ne vous laissera pas sans rien faire si vous devez agir en cas de commentaire négatif. Voir dans le cas où une question pertinente nécessitant une réponse étayée est à traiter. Mais voilà que votre forfait temps négocié est dépassé ! A ce stade vous n’enregistrerez peut-être pas de ROI significatif !

Alors comment renégocier les tarifs avec votre client ? Pensez-y parce que si vous deviez vous séparer de lui, ça pourrait se traduire par un mécontentement au travers duquel il pourrait vous nuire. Soyez clair dés le départ et fixez des paliers tarifaires pour ne pas tomber dans ce piège récurrent. Un bon nombre de CM fixe des forfaits, mais ils ne se rendent pas compte réellement du temps à investir dans certains cas.

2. La formation sur le community management et le digital

C’est sur ce levier, qu’une grande partie des community managers de la première heure se sont spécialisés. D’une parce qu’il représente un récurrent du fait d’un planning établi avec le ou les centre(s) de formation(s). Mais aussi parce que vous avez une visibilité sur vos entrées d’argent à un ou deux ans, si vos sessions sont bien confirmées.

La formation sur le community management et le digital

 

Pensez à solliciter différents centres de formation et écoles spécialisées, si vous souhaitez vous orienter sur ce créneau. Le community management regroupe plusieurs compétences, et donc la possibilité d’enseigner sur plusieurs d’entres elles. Prévoyez un long temps de préparation pour vos programmes, et soyez le plus pertinent possible dans ce que vous enseignerez si vous empruntez cette voie.

Au préalable il peut être intéressant d’apprendre à former ! Cependant envisagez à terme d’avoir votre n° d’agrément pour vous-même former en faisant bénéficier les apprenants du CPF par exemple. Auquel cas vous pourrez toujours passer par le consulting, mais en facturant à la journée. La formation est un univers plaisant où les rencontres sont nombreuses ! Il faut aussi avoir le désir de transmettre un savoir en parallèle.

3. Devenir consultant social media plus que community manager

Parfois il est plus valorisant de prendre la casquette de consultant plutôt que celle de community manager. Certains pourront aussi dire social media manager plus que community manager, sauf que le SMM est encore moins connu que le CM et ça risquerait de vous pénaliser pour vous positionner.

Devenir consultant social media plus que community manager

Le consultant social media est un bon compromis, car il fait état d’un univers rattaché aux réseaux sociaux et ce qui est assimilé, et le terme consultant résonne comme un expert à valeur ajoutée chez les entreprises. De plus le niveau de facturation est souvent bien plus élevé, car il est moins méconnu des entreprises qui y font régulièrement appel. La journée d’un consultant, passe mieux qu’une journée d’un community manager pour la facturation.

Remarque importante : La facturation des community managers est un sujet sensible car personne ne donne réellement son taux horaire ou TJM, en abordant ses besoins. A ce stade ils sont tous différents selon l’endroit où vous vivez, votre situation familiale et les charges fixes que vous avez.

Pour se faire lisez absolument ces 2 articles :

4. Blogueur, rédacteur web ou créateur de contenu / content manager

Tout ce qui a trait à la création de contenu, la rédaction web ou le rôle de content manager, sont aussi des spécialisations à envisager car recherchées par les entreprises. Vous mettrez en valeur votre rôle de CM et votre expertise, en l’associant à une ou plusieurs spécialisations parmi celles énoncées.

Blogueur, rédacteur web ou créateur de contenu / content manager

Si vous avez un blog, poussez-le et monétisez-le si vous en avez l’occasion. Monétiser son blog est le levier à privilégier si vous aimez rédiger et que vous avez du temps. A terme, car il faut s’inscrire dans la durée, ça paie toujours !

C’est l’une des voies que j’ai prise avec le consulting et la formation ! En somme je vous dresse un peu mon parcours, car je sais qu’il fonctionne avec de nombreuses années de recul, et parce que je fais partie de l’une des premières vagues de CM. Mais faites vos choix et les bons, pour assurer la pérennité de votre activité. Le community management est un bel univers, où chacun peut mettre sa touche personnelle et se démarquer en gagnant en influence.

 

En conclusion

On pourrait ajouter beaucoup plus de choses, mais cliquez sur les liens (orange) qui sont assez nombreux sur ce post. Vous aurez des informations complémentaires non négligeables pour démarrer votre nouveau rôle de CM freelance ou pour le valoriser davantage.

Pour finir voici un contenu qui présente 10 conseils pour le CM indépendant, même s’ils se recoupent avec ce qui a déjà été évoqué ici : 10 conseils à suivre pour le community manager indépendant.

Laurent Bour

Fondateur du Journal du Community Manager et vrai Geek ! je suis passionné par l'univers social media et particulièrement par les nouveaux leviers marketing. J'arpente Internet et les médias sociaux depuis leurs débuts. J'ai assuré mes débuts en informatique sur un Oric Atmos, et j'ai été un vrai fan de l'Amiga. Expert ! Je ne le suis pas. Je continue d'apprendre.

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