La parole au freelance

Etre community manager indépendant – L’expérience de Yohan Ammouri

La parole est au freelance. Découvrez l’expérience des indépendants sur le Journal du Community Manager

Devenir community manager indépendant n’est pas si simple que cela en a l’air  ! Les freelances en community management sont peut-être nombreux, mais tous n’ont pas l’opportunité de percer ou d’avoir régulièrement des clients pour vivre de leur métier convenablement.

Néanmoins il existe des moyens pour parvenir à tirer son épingle du jeu et permettre que chacun y trouve son compte. Le journal du community manager est allé à la rencontre des freelances dans ce domaine afin qu’ils vous livrent leur propre expérience.

Aujourd’hui nous donnons la parole  à Yohan Ammouri qui  est community manager freelance.

 

Yohan Ammouri : Community manager freelance

Yohan Ammouri est  community manager freelance depuis quelques années à présent. Il nous présente ici son parcours, son activité et ce qui a fondamentalement changé  dans le métier de CM depuis qu’il l’exerce.

Je lui laisse le soin de se présenter et  de répondre aux différentes questions sur le statut de CM freelance.

Pour prendre contact avec lui :   Freelance community manager

 

1. Bonjour Yohan, peux-tu te présenter à la communauté du JCM : Quel est ton parcours et comment es-tu arrivé à vouloir être indépendant en community management  ?

Bonjour Laurent, je m’appelle Yohan Ammouri, j’ai 30 ans, je suis marié et papa d’une petite fille de deux ans. J’ai fait des études dans la communication visuelle dans le but de devenir directeur artistique et lors de mon BTS, réalisé en alternance, j’ai pu essayer divers postes toujours liés au digital et j’ai assisté à la naissance du community management.

A la fin de mes études, l’entreprise qui m’accueillait en alternance m’a employé en CDI et m’a confié la responsabilité du développement d’un e-commerce, l’occasion pour moi d’acquérir diverses compétences supplémentaires. Après cette belle aventure, une entreprise Parisienne m’a embauché comme consultant en communication digitale.

Très rapidement lassé par une vie monotone, « métro-boulot-dodo », j’ai décidé de tout plaquer pour me lancer en tant qu’indépendant dans le domaine avec lequel j’avais le plus d’affinités et qui me  passionne, le community management.

Depuis 5 ans désormais, j’ai la chance d’avoir la confiance de diverses entreprises et agences pour les avoir accompagner dans le développement de leurs réseaux sociaux.

 

2. Selon toi, le community management est-il encore un créneau d’avenir, ou est-il préférable de chercher à se spécialiser dans des domaines spécifiques, et si oui lesquels ?

Je pense que c’est un créneau d’avenir même si le métier évolue sans cesse. Le community management a bien changé depuis mes débuts il y a 5 ans. Notamment à cause de la baisse de portée organique qui nous oblige aujourd’hui à maîtriser les différents outils publicitaires.

Je pense également à la gestion des relations avec les influenceurs qui demande des compétences nouvelles et nous, les community managers, avons dû nous adapter.

Plus que la spécialisation dans un domaine précis, je pense que c’est notre capacité à nous adapter qui assurera la pérennité de notre métier même si les tâches sont vouées à changer.

 

3. N’est-ce pas un peu « trop » chronophage comme métier  ? Comment gères-tu ton emploi du temps pour parvenir à être efficace et productif  ?

Effectivement ce métier demande beaucoup de temps, surtout si l’on gère une ou plusieurs communautés importantes.

Pour ce qui est de la gestion de mon emploi du temps,  généralement je travaille lors des horaires classiques de bureau (pour être disponible pour mes clients) et bien souvent je continue de travailler en soirée, car j’ai remarqué que j’étais plus productif à ce moment-là.

C’est un des avantages de la vie de freelance, pouvoir apprendre à mieux se connaître et adapter ses horaires en conséquence pour améliorer sa productivité. Au-delà de la gestion de l’emploi du temps, il est nécessaire d’être rigoureux et  extrêmement organisé quand on travaille seul.

 

4. On rencontre beaucoup de community managers qui ont des problèmes de facturation, c’est-à-dire qu’ils ne savent pas évaluer un travail ou le temps que cela leur demandera. As-tu été confronté à ce problème, et comment gères-tu aujourd’hui ta facturation selon tes missions  ?

J’ai bien sûr été confronté à ce problème, car je souhaite apporter le meilleur service à mes clients tout en pouvant vivre de mon activité correctement. Aujourd’hui, j’ai trouvé la formule qui convient à tout le monde. J’adapte ma facturation en fonction des objectifs et des besoins de chaque client.

Chaque devis que je réalise est adapté aux problématiques de l’entreprise. Pour ce faire, je me base sur mon taux horaire que j’ai fixé à 50€ (basé sur mes charges et mon expérience).

 

5. Quelle est à ce jour ta meilleure expérience vécue en tant qu’indépendant, et pour quelles raisons  ?

J’ai plusieurs expériences qui ont été géniales, mais si je devais en choisir une, ce serait d’avoir assisté, lors d’une mission, au Supercross de Paris directement sur la piste et en ayant accès au backstage ! Sinon plus généralement, recevoir les compliments d’un client sur mon travail m’apporte la plus belle des satisfactions.

 

6. Quels sont les outils que tu utilises au quotidien  ? et quels sont ceux selon toi ceux sont indispensables au community manager freelance (tout domaine confondu)  ?

J’utilise quotidiennement mon appareil photo, Photoshop et Adobe première pour la création de contenu. J’ai choisi Hootsuite pour la programmation de mes publications car il offre la possibilité de programmer des publications Instagram.

NDE : Vous avez également Swello qui permet de programmer des posts sur Instagram

Pour gérer mon organisation, pour la prise de notes, pour la gestion de mes planning et la rédaction de textes, j’utilise Evernote. Tous ces outils sont indispensables pour moi, je ne peux rien faire sans (rires).

7 . Quels sont tes 3 meilleurs conseils pour ceux qui souhaiteraient devenir community manager indépendant  ?

  • Le premier conseil, qui peut s’appliquer à tous les indépendants, est d’être rigoureux. Travailler seul n’est pas évident et sans cette  rigueur, il est facile de prendre du retard ou même de ne pas être performant !
  • Mon second conseil, c’est d’être organisé. Je pense que sans une bonne organisation il est impossible de gérer les différents dossiers en même temps et de fournir un travail de qualité.
  • Mon dernier conseil est de sans cesse développer sa créativité. Ce qui prime pour faire fonctionner nos campagnes, atteindre nos objectifs, c’est la création de contenu  pertinent et original. Rester créatif est nécessaire pour ne pas tomber dans la routine.

Merci à Yohan Ammouri pour son retour d’expérience. Si comme lui vous souhaitez devenir CM freelance, n’hésitez pas à suivre notre nouvelle série : La parole au freelance


Si vous souhaitez partager votre expérience et apparaître dans cette rubrique, laissez-moi un mail à lejournalducm(@)gmail.com

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Laurent Bour

Fondateur du Journal du Community Manager, je suis passionné par l'univers social media et particulièrement par les nouveaux leviers marketing. J'arpente le net depuis ses débuts et les médias sociaux depuis 2005... J'ai assuré mes débuts en informatique sur un Oric Atmos, et j'ai été un vrai fan de l'Amiga... qui dit mieux ?
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