Community Manager

15 bonnes raisons de ne pas devenir community manager

Le métier de community manager n'est pas forcément passionnant pour tout le monde ! Même certains prétendants méconnaissent les nombreuses facettes de ce rôle. Découvrez 15 bonnes raisons de ne pas devenir community manager :

Le métier de community manager, bien que séduisant et en vogue, n’est pas fait pour tout le monde. Jouant un rôle crucial dans la communication digitale des entreprises, le community manager se doit d’être un véritable couteau suisse du digital, qui navigue entre la création de contenu, les interactions avec sa communauté, et les veilles stratégiques.

Cependant, ce métier comporte de nombreux défis et des aspects moins attrayants qui peuvent ne pas convenir à tous. Voici 15 raisons pour lesquelles le métier de community manager pourrait ne pas être fait pour vous.

 

1. L’hyper connectivité du community manager 

Le community manager doit être constamment branché sur les réseaux sociaux, ce qui peut être mentalement et émotionnellement épuisant. Cette hyper-connexion peut entraîner une surcharge d’informations, une difficulté à maintenir un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle.

De plus il peut avoir un sentiment d’isolement social. Il doit également rester à jour avec les dernières tendances et mises à jour des plateformes, ce qui exige une vigilance et une attention constantes.

hyperconnectivité du community manager

 

2. La pression et la réactivité permanente en community management

Dans un monde où une réponse (trop) tardive peut se transformer en crise de réputation, le community manager doit faire preuve d’une grande réactivité.

Cette pression de devoir répondre rapidement et de manière appropriée à chaque interaction peut vite devenir stressant, surtout lorsqu’il s’agit de gérer des situations de crise ou des commentaires négatifs. La nécessité de penser et d’agir rapidement, souvent sous le regard critique des internautes, peut amplifier ce stress.

 

3. Les difficultés du community manager à se déconnecter du travail

La disponibilité constante des réseaux sociaux signifie que le community manager peut rarement se déconnecter totalement de son travail. Il peut se sentir obligé de vérifier constamment son téléphone ou son ordinateur pour prendre connaissance de commentaires ou de divers messages, ce qui peut vite conduire à une saturation et un épuisement professionnel.

Les conséquences sont souvent le travail professionnel qui empiète sur la via personnelle, ce qui est susceptible de provoquer des tensions.

 

4. Evolution rapide du community management et des réseaux sociaux

Le domaine du digital évolue à grande vitesse, ce qui oblige les community managers à se tenir constamment informés des dernières tendances, des algorithmes changeants, et des nouvelles plateformes émergentes.

Cela peut être passionnant, mais le revers est parfois écrasant et exigeant, car il faut sans cesse apprendre et s’adapter dans le domaine de la gestion des réseaux sociaux, à savoir le community management.

 

5. Les critiques et la gestion des conflits en ligne

Le community manager est souvent en première ligne pour faire face aux critiques et gérer les conflits au sein de sa communauté. Cela peut être particulièrement difficile sur le plan émotionnel, car il doit gérer des réactions qui sont parfois négatives ou hostiles tout en maintenant un professionnalisme et une forme de neutralité.

Un tempérament fragile ou un manque de recul peut être mentalement et émotionnellement être éprouvant et fatigant à terme.

 

6. La responsabilité de gérer l’e-reputation de la marque

Le community manager joue un rôle clé dans la gestion de la réputation en ligne d’une entreprise. Une erreur, un mauvais jugement ou une réponse inappropriée peuvent rapidement entraîner des conflits communautaires ou une crise.

Cette responsabilité que le community manager endosse dans son métier, peut être lourde à porter, surtout dans des situations de crise où chaque action est analysée et peut avoir des conséquences néfastes sur l’image de la marque qu’il gère en ligne.

 

7. L’isolement du community manager

Bien qu’il s’agisse d’un rôle social par nature, le community management peut être paradoxalement un travail qui place le CM dans un cadre isolé. Beaucoup de community managers travaillent seuls ou isolés et rarement en équipe.

Les prises de contact du community manager sont souvent de la communication virtuelle avec ses collègues et son audience. Cet isolement peut parfois conduire à un sentiment de solitude professionnelle et provoquer certains troubles.

 

8. Les exigences en matière de compétences et de polyvalence

Le community manager doit souvent jongler avec plusieurs tâches et/ou missions simultanément. Il doit gérer les publications, les réponses aux commentaires, l’analyse des données, la création de contenu, etc. Cette nécessité de faire preuve de polyvalence peut souvent se traduire par une sensation d’éparpillement.

Par dessus tout les compétences d’un gestionnaire de communauté étant très souvent larges, il doit sans cesse jongler d’une mission à une autre, d’une tâche à une autre et avoir ainsi du mal à suivre

 

9. La pression des objectifs dans la recherche de performance

Les objectifs en community management sont souvent quantitatifs (nombre de likes, de partages, d’abonnés) et qualitatifs (engagement, satisfaction de la communauté). La pression pour atteindre sans cesse ces objectifs peut être intense, surtout lorsque les résultats ne sont pas immédiats ou évidents.

De plus un community manager à la performance pourrait subir en plus des pressions liées au chiffre à produire, ce qui serait contre-productif car il perdrait toute forme de créativité et deviendrait un commercial indirectement.

 

10. L’évolution constante des plateformes sociales et ads

Les réseaux sociaux et les plateformes social media ads évoluent constamment, avec de nouvelles fonctionnalités, des mises à jour d’algorithmes et des plateformes émergentes. Se tenir à jour de ces changements peut être à la fois chronophage et essentiel pour rester pertinent dans son domaine de prédilection.

En plus de son travail relativement prenant, le community manager doit veiller à se tenir informé, être en veille et être capable de tirer profit en temps réel des nouvelles fonctionnalités implémentées aux réseaux sociaux.

 

11. Etre exposé au harcèlement en ligne

En tant que profil ayant un rôle d’interface entre un public et une entreprise ou marque sur les réseaux sociaux, le community manager doit souvent faire face frontalement aux critiques et aux commentaires négatifs. C’est là où il joue le rôle de modérateur pour amoindrir l’impact et la viralités des interactions négatives.

La gestion des commentaires négatifs et désagréables est certes éprouvante mais il peut arriver que des CM doivent faire face à du harcèlement au-delà de l’impact visant un produit/service ou une entreprise. Certaines personnes peuvent connaitre le community manager et le harceler au travers de ses comptes privés.

Une exposition publique peut ainsi être psychologiquement éprouvante et nécessitera pour de nombreux CM, une forte résilience émotionnelle.

 

12. La contrainte des horaires et la disponibilité « en continue » du CM

Le monde des réseaux sociaux ne s’éteint jamais ! Les community managers doivent souvent être disponibles en dehors des heures de bureau traditionnelles pour répondre aux besoins de leur communauté ou gérer des crises.

Cette disponibilité constante, bien que de plus en plus cadrée, peut elle aussi conduire à un déséquilibre entre la vie professionnelle et vie personnelle du community manager.

 

13. La dépendance aux nombreuses technologies et outils numériques

Le métier de community manager repose en grande partie sur l’utilisation d’outils numériques et de diverses technologies qui sont en constante évolution. Une dépendance à ces outils et technos, peut créer une pression chez le CM, qui veut absolument se tenir constamment à jour sut les dernières innovations.

Il y a la nécessite du point de vue professionnel mais également la nature du community manager qui peut le conduire à être saturé de solutions diverses qui sont parfois inutiles.

 

14. La difficulté à démontrer la valeur ajoutée de son travail 

Malgré l’importance croissante du rôle du community manager, il peut parfois être difficile pour lui de démontrer concrètement la valeur ajoutée de son travail. Les retombées au travers des réseaux sociaux ne sont pas toujours directement quantifiables en termes de chiffre d’affaires.

Un travers qui peut rendre difficile la justification de son rôle aux yeux de sa direction. Cependant si le CM sait se vendre, il ne devrait pas tomber dans le piège du ROI en social media et savoir justifier ses actions et son rôle majeur.

 

15. La redondance ou routine professionnelle

Avec l’évolution rapide des technologies et des tendances en matière de réseaux sociaux, il existe un risque de routine pour les compétences du community manager. Se maintenir à jour est certes essentiel, mais le rythme rapide des changements peut rendre ce suivi difficile et stressant, car il en laisse rarement de temps de répit.

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Ces points soulignent 15 défis et aspects peu attrayants du métier de community manager, selon l’angle de vue. Bien que le rôle de CM soit indispensable et parfois passionnant, il comporte également des aspects qui peuvent ne pas convenir à tout le monde. Il est donc important de les considérer et de les évaluer soigneusement avant de choisir cette voie.

Laurent Bour

Fondateur du Journal du Community Manager et vrai Geek ! je suis passionné par l'univers social media et particulièrement par les nouveaux leviers marketing. J'arpente Internet et les médias sociaux depuis leurs débuts. J'ai assuré mes débuts en informatique sur un Oric Atmos, et j'ai été un vrai fan de l'Amiga. Expert ! Je ne le suis pas. Je continue d'apprendre.

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