Community Management

Community Manager – Diffuser du contenu

2,7 milliards de like, et environ 500 millions d’images partagées sur les réseaux sociaux chaque jour. Le Community Manager cherche continuellement ce pouce dressé, pour la simple gloire d’être lu ou d’être vu. Mais encore faut-il savoir diffuser du contenu, selon une stratégie bien définie.

Community Manager – 1. Diffuser du contenu

 

Le community manager doit être un vrai diffuseur de contenu

Vous écrivez pour qui ? Pour une marque très certainement, une entreprise qui a besoin de visibilité, d’assoir son image, et/ou de vendre en finalité. Votre contenu répond t’il à des critères définis par votre hiérarchie ? Avez-vous une liberté d’expression cadrée par votre professionnalisme, ou cherchez-vous encore au plus profond de vous-même, la véritable pertinence et le contenu qui suscitera cet engagement si chèrement convoité ?

Avant d’aller plus loin, définissons un cadre rédactionnel pour une diffusion de contenu sur un blog. Le but sera d’être ensuite partagé sur les réseaux sociaux. Chaque article doit répondre à un schéma, s’il se veut pertinent et au delà engageant. Posez-vous les bonnes questions et ayez les bons mécanismes. Votre cible doit être clairement identifiée au préalable : À qui vous adressez-vous ?

Définir l’offre de contenu avec le ton employé lors de sa diffusion.

1. Proposez-vous un service ?

2. Mettez-vous en avant une expertise ?

3. Qu’apportez-vous dans votre contenu ?

    • De l’émotion.
    • Du sensationnel / du buzz
    • Des informations pratiques / techniques
    • Des retours d’expériences
    • Des témoignages
    • Du visuel…

4. Quelle sera votre fréquence de diffusion ?

5. En quoi serez-vous différent des autres ?

6. Utiliserez-vous les jeux concours, promotions, cadeaux, etc. ?

Tous ces points sont à définir au préalable, et il y en a d’autres. À vous de les exposer dans votre schéma.

Quand vous aurez cadré votre orientation, vous veillerez à suivre votre schéma pour conserver une cohérence. Votre article devra être aéré en choisissant des sous-titres pour en faciliter la lecture. Insérez vos mots-clés de façon naturelle, et sans exagérer pour ne perdre la pertinence de votre contenu. Les illustrations seront par ailleurs très importantes pour permettre de reposer la lecture.

La longueur de l’article (2000 mots grand maxi) dépendra du sujet traité, mais pour bien faire il est préférable de consulter ce qui se fait en rapport de ce que l’on écrit. Beaucoup de cadres existent à ce sujet, mais on fini toujours par en sortir,  il peut donc être intéressant de faire lire son article pour juger de sa longueur et surtout de sa captation. Il va sans dire que le contenu ne devra contenir aucunes fautes, d’où l’intérêt de la relecture en fin de rédaction. Il existe à ce titre de bons correcteurs sous Word comme antidote disponible pour Mac ou Windows.

La rédaction devra suivre une logique de lecture, à savoir l’introduction du sujet, son développement en plusieurs points si nécessaire, et une conclusion. Cette logique entraîne la captation de premier niveau (elle est visuelle). Au delà, on visera au travers du ton un engagement plus avenant pour le lecteur. Attention toutefois à ne pas perdre le fil avec un ton trop décalé. La lecture doit placée le lecteur dans un désir croissant de la prise de connaissance du contenu, et ce jusqu’à la conclusion qui elle doit aussi susciter le partage sur les réseaux sociaux.

Remarque : 30 % du partage en moyenne, se fait dans l’heure qui suit la parution de l’article. Si vous observez le temps nécessaire entre sa lecture et ses premiers partages, vous constaterez sans doute que beaucoup partagent sans lire. Néanmoins l’article peut être lu plus tard pour certains.

 

L’inspiration du community manager et son style d’écriture

Savez-vous que beaucoup de rédacteurs choisissent leur titre en fin de rédaction. Ça évite parfois de freiner l’inspiration. On préférera parler d’un thème, qui laissera d’avantage de liberté à l’écrit en offrant la possibilité d’exposer toutes ses idées. Ceci étant ce n’est pas une règle.

La question ne se posera pas trop lors des rédactions de dossiers, de tests ou de cas d’écoles, on restera dans des cadres préalablement défini sur ces types de contenus.

Un rédacteur a souvent un style d’écriture. Il peut être littéraire, romanesque, technique, offensant… etc. Quelque soit ce style, ça n’enlève rien à la pertinence si le ton employé colle à la thématique et au sujet. Il faut juste le maîtriser et l’amener à une cohérence.

Remarque : Pour adopter un style saurez-vous résister au lolcat, au nu, mais aussi à la drôlerie ? Ce sont les thèmes les plus engageants en terme de contenu.

Quand le community manager aura trouvé et maîtrisé son style d’écriture, ce sera le sien car on impose difficilement ce qui a trait à un ressenti, à une émotion et à une manière de s’exprimer à l’écrit. Certains peuvent jongler avec, mais on retrouve toujours plus ou moins une identité derrière les mots. L’inspiration quant à elle, sera multiple selon la créativité qui se dégage du Community Manager, elle-même étant associée à sa maitrise du sujet. L’expertise devra amenée par dessus tout la pertinence du contenu pour ne pas s’égarer.

En dernier point de ce paragraphe, j’appuierai le principal pour faire naître la part d’inspiration. Il faut faire beaucoup de veille sur ses domaines de prédilection, sans oublier l’actualité social média qui circule à la vitesse grand V. Gare en l’occurrence à l’infobésité, car elle entraînera sans doute un manque de temps pour une lecture même diagonale des articles retenus. Lire la presse spécialisée est un plus, stratégies, marketing… etc.

 

L’identité du community manager se retrouve dans son écriture

Peu à peu le Community Manager se glisse dans un rôle à l’identité prononcée. On pourrait presque aborder la starification du CM. Un style prononcé, une expertise reconnue, un ton original, etc. et vous devenez une référence (attention peu de places disponibles).

C’est alors que sa passion et son savoir-faire se transmettent au contenu qu’il diffuse. À ce moment-là on le reconnaît à son style, si bien entendu il n’est pas neutre et orienté sur l’analyse. Comme écrit précédemment, il existe plusieurs styles de rédaction, à chacun de trouver le sien ou de s’adapter.

Susciter par ailleurs des commentaires, sera précieux pour analyser les retours et les remarques qui se dégageront de vos articles.

 

Quand faut-il diffuser son contenu ?

L’autre point important est le calendrier de diffusion. Après avoir déterminer une fréquence de rédaction, vous devrez prévoir des dates de mise en ligne pour vos contenus. À ce niveau on peut être très pointu si on veut capter un lectorat le plus large possible. Il va sans dire que les jours, les heures, les événements, les périodes de congés sont des paramètres déterminant pour vos choix de diffusion.

Si vous écrivez à plusieurs en mode collaboratif, fixer au préalable des priorités. Elle peuvent avoir traits à un sujet d’actualité récent ou faire suite à un événement à rapporter. Il est régulièrement d’usage, pour ne pas dire systématiquement, de publier rapidement ce qui a trait à un événement récent. Le jour-même ou le lendemain sont devenus des priorités au même titre que dans le journalisme.

Remarque : Le respect d’un calendrier aura pour bénéfice d’informer naturellement vos lecteurs de vos parutions. À ce titre rien n’empêche d’ajouter au blog une newsletter, ou un formulaire d’inscription destiné à l’information des derniers articles publiés.

 

Que signifie diffuser du contenu pour le community manager ?

Diffuser du contenu reste une question de visibilité quoiqu’on en dise. De cette visibilité découlera une e-reputation, car il faut bien être vu avant qu’elle puisse exister. Elle vous permettra alors de valoriser votre expertise si vous recherchez des clients pour votre société, à l’inverse si vous travaillez sur votre personne, on aura tendance à parler de légitimité. On parle également de marque employé et de marque employeur.

Pour être visible il nous faut donc premièrement un support d’écriture; un blog ou un réseau social, ou plutôt les deux ! L’un assurant le relai des articles de l’autre.

La première chose à retenir et sur laquelle il faudra travailler, sera donc la visibilité. Plusieurs solutions s’offrent alors aux CM; écrire depuis son blog, ou écrire pour des blogs qui ont déjà une visibilité existante. Si votre blog possède déjà une bonne visibilité, alors vous devenez visible au travers de lui.

La e-reputation, si elle est bonne,  est une carte de visite non négligeable pour votre business ou encore pour chercher un job dans le digital. C’est un fait et ça se travaille

Le mot de la fin :

N’hésitez pas à partager et à apporter des compléments d’infos à ce billet. Il n’est pas exhaustif car chacun à ses trucs et astuces dans le domaine de la rédaction.

   

Laurent Bour

Fondateur du Journal du Community Manager et vrai Geek ! je suis passionné par l'univers social media et particulièrement par les nouveaux leviers marketing. J'arpente Internet et les médias sociaux depuis leurs débuts. J'ai assuré mes débuts en informatique sur un Oric Atmos, et j'ai été un vrai fan de l'Amiga. Expert ! Je ne le suis pas. Je continue d'apprendre.

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