Référencement

Faut-il être bien référencé pour être un bon consultant SEO ?

Un consultant SEO bien positionné sur Google inspire naturellement confiance, puisqu’il démontre sa capacité à appliquer ses propres méthodes. Mais la visibilité de son site ne suffit pas à juger son expertise, ses résultats ni sa capacité à accompagner efficacement ses clients :

Un consultant SEO qui n’est pas bien référencé sur Google, est-ce un peu comme un cordonnier mal chaussé ? La comparaison est tentante. Après tout, quand on vend de la visibilité sur les moteurs de recherche, avoir soi-même un site qui ressort correctement semble être un minimum. Et forcément, lorsqu’on cherche un consultant, on finit assez vite par taper son nom ou quelques requêtes sur Google pour voir ce qui ressort.

Mais les choses sont rarement aussi simples en SEO. Un consultant très visible n’est pas automatiquement excellent, et un consultant discret n’est pas forcément mauvais. Entre spécialisation, bouche-à-oreille, clients historiques, personal branding et temps disponible pour travailler son propre site, il existe beaucoup de situations différentes. La visibilité personnelle reste donc un signal intéressant. Simplement, il faut savoir ce qu’elle raconte… et surtout ce qu’elle ne raconte pas.

 

Le site d’un consultant SEO reste quand même sa vitrine

Il faut le reconnaître : regarder le site d’un consultant SEO avant de lui confier une mission est plutôt logique. C’est son espace, son terrain de jeu, l’endroit où il peut appliquer ses propres recommandations sans dépendre d’un développeur récalcitrant, d’une validation qui traîne trois semaines ou d’un client qui refuse de toucher à son menu principal. Un site bien construit, rapide, correctement maillé et visible sur des requêtes pertinentes envoie donc forcément un signal positif. Le consultant montre qu’il sait aussi passer de la théorie à la pratique.

Pour autant, son métier va bien au-delà de son propre site. Audit technique, stratégie éditoriale, analyse de la concurrence, recherche de mots-clés, netlinking, suivi des performances ou accompagnement des équipes : les missions d’un consultant SEO sont nombreuses.

Certaines sont d’ailleurs beaucoup plus faciles à démontrer chez un client que sur un site personnel de quelques dizaines ou centaines de pages. Un beau positionnement est donc intéressant, mais il ne permet pas de vérifier toute l’étendue des compétences d’un professionnel.

 

Regarder sa visibilité SEO, oui, mais pas seulement sur trois mots-clés

Pour analyser un peu sérieusement la visibilité d’un consultant, mieux vaut éviter de se limiter à une recherche du type « consultant SEO + sa ville ». Une seule position peut être flatteuse sans être réellement représentative. Ce qui devient intéressant, c’est d’observer l’ensemble du domaine :

  • Combien de mots-clés se positionnent ?
  • Sur quelles thématiques ?
  • Avec quels types de contenus ?
  • Est-ce uniquement de la longue traîne ou trouve-t-on aussi des requêtes plus concurrentielles ?

Une visibilité répartie sur de nombreuses pages raconte généralement une histoire plus intéressante qu’un mot-clé vedette.

Pas besoin non plus de faire cette analyse à la main avec cinquante onglets ouverts. Un outil SEO tout-en-un comme SE Ranking permet de vérifier rapidement les mots-clés positionnés, les concurrents organiques ou encore l’évolution de la visibilité d’un domaine.

Il devient également intéressant de regarder la partie GEO, c’est-à-dire la présence d’une marque ou d’un expert dans les réponses générées par les moteurs et assistants IA. Google reste évidemment central, mais être cité dans ChatGPT, Gemini ou Perplexity commence aussi à devenir un indicateur de visibilité à surveiller.

 

Certains excellents consultants ont pourtant très peu de visibilité

C’est là que le sujet devient intéressant. Certains consultants peuvent être très compétents et pourtant posséder un site qui génère peu de visibilité organique. Tout simplement parce qu’ils n’en ont pas vraiment besoin.

Un indépendant qui travaille depuis plusieurs années avec des clients récurrents, reçoit régulièrement des recommandations et dispose déjà d’un réseau solide n’a pas forcément intérêt à passer deux jours par semaine à alimenter son blog. S’il reçoit déjà suffisamment de demandes, chercher à doubler son volume de leads n’est même pas toujours une bonne idée. Le SEO personnel est un canal d’acquisition, pas une obligation professionnelle.

C’est aussi pour cette raison qu’il faut éviter les raccourcis lorsqu’on compare les profils. Des ressources comme le baromètre des consultants SEO permettent justement d’observer différents signaux publics, notamment la visibilité organique et les avis clients. On constate vite que les profils ne se ressemblent pas : certains sont très présents sur Google, d’autres accumulent surtout les retours clients. Ce genre de comparaison est intéressant à condition de la lire correctement. Une donnée aide à comprendre un profil ; elle ne suffit pas à distribuer les bons et les mauvais points.

 

Un consultant peut très bien trouver ses clients ailleurs que sur Google

Le SEO est peut-être son métier, mais cela ne signifie pas que Google doit obligatoirement être son principal canal d’acquisition. C’est même assez fréquent. Certains consultants développent une forte présence sur LinkedIn, d’autres travaillent essentiellement grâce au bouche-à-oreille ou entretiennent depuis des années un réseau d’agences et de partenaires.

Dans ces situations, le site personnel joue surtout un rôle de réassurance : le prospect connaît déjà le consultant, visite son site pour vérifier son expertise, puis prend contact. Il n’est pas forcément arrivé par une requête tapée dans Google.

Les sources de missions peuvent donc être assez variées :

  • les recommandations d’anciens clients ;
  • le bouche-à-oreille entre entrepreneurs ;
  • LinkedIn et le personal branding ;
  • les partenariats avec des agences ou des freelances ;
  • les conférences, événements et rencontres professionnelles ;
  • les clients historiques et missions récurrentes.

Dans ce contexte, un site peu visible n’est pas forcément un site raté. Il peut simplement ne pas avoir été pensé comme une machine à générer des leads. Et lorsqu’un consultant a déjà un planning bien rempli, passer des dizaines d’heures à produire du contenu uniquement pour recevoir davantage de demandes peut assez vite devenir contre-productif.

 

Les résultats de son site ne montrent qu’une partie de ses compétences

Autre limite importante : deux consultants SEO peuvent exercer le même métier tout en ayant des compétences très différentes. L’un peut être particulièrement bon en contenu et réussir à positionner des centaines d’articles.

Un autre peut être spécialisé dans les migrations, les problématiques de crawl, les marketplaces ou les sites e-commerce comportant plusieurs centaines de milliers d’URL. Le premier aura probablement plus de facilité à rendre son expertise visible sur son propre site. Pourtant, cela ne veut pas dire qu’il serait plus adapté à tous les projets.

C’est pour cela qu’avant de choisir un prestataire, il vaut mieux regarder l’ensemble du profil : références, expériences, spécialités, cas clients, pédagogie, compréhension du business et manière de travailler. Le Journal du CM avait déjà détaillé ces éléments dans son article consacré à la manière de trouver le meilleur consultant SEO selon ses besoins. La visibilité personnelle peut donc servir de filtre ou éveiller la curiosité. Elle doit ensuite être replacée dans le contexte réel de la mission que l’on souhaite confier.

 

Le bon réflexe reste de croiser plusieurs signaux

Finalement, vouloir trouver une métrique unique pour évaluer un consultant SEO est probablement une fausse bonne idée. Le trafic de son site ? Intéressant, mais imparfait. Le nombre d’avis ? Utile, mais il dépend aussi du nombre de clients accompagnés et de la manière dont ils sont sollicités.

Les backlinks ? À regarder dans leur contexte. L’ancienneté ? Elle apporte de l’expérience, sans garantir que les méthodes ont suivi les évolutions du Search. Même une excellente visibilité sur Google ne permet pas de connaître les résultats obtenus sur les projets clients.

Le plus pertinent reste donc de multiplier les points de contrôle. Les résultats visibles sur Google ou dans les moteurs IA peuvent être croisés avec les avis, les références, les contenus publiés et les éventuelles reconnaissances professionnelles.

L’annuaire des professionnels du Search Marketing de la FePSeM constitue par exemple une autre ressource pour découvrir des profils du secteur. Alors, faut-il être bien référencé pour être un bon consultant SEO ? Pas obligatoirement. Mais pour quelqu’un dont le métier consiste à développer la visibilité des autres, réussir à travailler la sienne reste tout de même un signal plutôt rassurant. Simplement, ce n’est jamais le seul à regarder.

Guillaume Guersan

Passionné de Marketing Digital et de nouvelles technologies, j'aime apporter de la lumière aux innovations de demain là où les géants occupent le terrain. Je suis responsable du Marketing Digital chez un éditeur informatique Normand et consultant Freelance en parallèle. Je me suis notamment spécialisé en création de site WordPress, référencement SEO / SEA et en gestion de campagnes publicitaires sur les réseaux sociaux (Facebook et LinkedIn notamment).

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